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Une interview avec...
Pierre Mazingarbe

Neuvième Édition

Prix du Public pour Blanche

Quel est votre parcours ?

A l’origine, je viens du dessin puisque j’ai étudié aux Arts Décos de Paris. Je suis réalisateur et j’ai aussi ma propre société de production. J’ai réalisé plusieurs courts-métrages et je suis en train de réaliser mon premier long-métrage. J’ai un genre de cinéma plutôt dans l’imaginaire ou dans la comédie burlesque. J’aime explorer des personnages féminins forts dans mes films et j’aime beaucoup raconter la relation mère/fille. Je trouve ça super intéressant. D’ailleurs, Blanche tournait déjà autour d’un personnage féminin fort. 

 

Quels souvenirs gardez-vous du festival ?

J’ai pris du plaisir à y participer. Ça m’a permis de me donner confiance en moi, de me dire que je pouvais continuer dans cette voie. Je me rappelle m’être dit que c’était possible de faire rire une salle avec un film. J’ai aussi eu une forme de reconnaissance professionnelle avec le prix que j’ai reçu. J’ai surtout pris du plaisir à montrer mon travail aux autres et à m’améliorer à travers la perception du public et du jury. Je me suis rendu compte que c’était un processus possible, que je pouvais en faire mon métier et que je prenais du plaisir à réaliser des courts-métrages. Je me suis dit que je pouvais raconter un truc, faire passer un message à travers le court-métrage.

C'est quoi le court-métrage, pour vous ?

Pour moi, c’est un endroit perpétuel de recherche et d’expérimentation. C’est ce qui m’attire dans le court-métrage. Il y a aussi une valeur au niveau de la mise en scène, tu peux passer du temps dessus pour un court-métrage. Mais c’est avant tout un endroit de recherche. Tu peux te permettre des choses que tu n’oserais pas avec un long-métrage.

Quels conseils donneriez-vous à un.e jeune réalisateur.trice ?

 

Je lui dirais : « N’en faites pas » ! Et si malgré cet avertissement, il continue, c’est parfait. C’est un milieu difficile et il faut vraiment y aller à fond, tout donner pour y arriver et pour se distinguer. Surtout, il faut que tu trouves ce qui te plaît à travers la caméra, trouver la valeur cinématographique de l’histoire que tu veux raconter. Si tu peux la raconter sur un autre support, peut-être que le cinéma n’est pas le plus adapté et peut-être que ton projet sera mieux mis en valeur avec un autre support. Il faut aussi très bien connaître la technique. Je pense que, pour se lancer dans ce milieu, il faut être cinéphile, avoir vraiment envie de faire du cinéma. Et puis, il faut pas hésiter à se dire qu’on apprend en faisant et que ton deuxième projet sera sûrement mieux que le premier. Mais il faut s’accrocher parce que c’est difficile et c’est compliqué d’en vivre.